Préambule
/1- Devant l’insistance de mon cher papa, lassé d’une page web quotidienne sans actualité fraîche, je reprends la plume avec plus ou moins de bonheur et maintes difficultés - je compte sur ton indulgence
cher lecteur!
/2- Leçon de vocabulaire: le “u” se prononçant “ou” au Kenya, ne cherchez pas trop ces fiers animaux venus des grands froids canadiens, on vous souhaite tout simplement la Bienvenue au Kenya.
Voici bientôt une semaine que nous avons posé nos énormes sacs en Afrique et plus précisément sur la côte kenyane. On apprend de ses erreurs dit la sagesse populaire, je n’en suis plus si sûre… au chapitre comment faire son sac, je reste perplexe: nous avons bien pris les 2 duvets que nous avions oubliés en janvier, mais par 35°C, je suppute fort qu’ils restassent sagement au fond du sac, je vous passe aussi le bonnet, le sous-pull et les gants pourtant marqués sur la liste du parfait tour du mondiste.

Fini le vagabondage, l’heure de la sédentarisation a sonné, motivée par un vrai petit bijou d’appartement, lit à baldaquin moustiquaire (inefficace!) ET vrai frigo (attention aux coupures de courant aussi imprévisibles que fréquentes) !
Revenons à nos gnous, bénévoles dans un orphelinat en construction, nous aidons à notre manière Gabriele, une ancienne collègue autrichienne qui nous prouve chaque jour, que volonté, rigueur et bonté peuvent déplacer bien des montagnes. L’orphelinat doit ouvrir en janvier et la dernière ligne droite est une course folle! Peinture (je vous recommande le moucheté de vert, version Sandro), Intendance (harceler les menuisiers qui ont quelques mois de retard), Jardinage (la barre à mine pour planter ce magnifique flamboyant), Recrutement (à quel pourcentage les diplômes sont-ils falsifiés?). Bref, pas le temps de souffler, mais pour offrir à ces petits bouts de choux un bout de rêve et un peu d’avenir, on se surpasse.

Ce pays est différent de tout ce que nous avions vu jusque là! Bien sûr c’est un nouveau continent, mais c’est là aussi que nous voyons les inégalités les plus criantes. Les villages taudis envahis par une natalité exponentielle jouxtent (200 mètres) les hôtels pour nantis occidentaux à 300€ la nuit. Le minuscule dispensaire tente de venir en aide à cette population en jonglant avec le peu de médicaments indiens qu’il peut acheter sur le marché quand l’hôpital de Diani pour “blancs” flambe neuf. Autant de dilemmes que nous tentons d’assimiler au quotidien.

Mais le dimanche à la plage vaut bien toutes les suées et réflexions du monde durant la semaine !!!!