juil
08
2009

Mines

Le Che est venu parait-il prendre des leçons sur l’organisation sociale exemplaire des mines de cuivre de Chuquimata au Chili. Ruche minière de 20 000 personnes, ce coron moderne abritait logements gratuits, écoles, hôpitaux ultra-modernes, cinéma et théâtres, librairies et débits de boisson. Paternalisme social, tout y était fait pour que l’ouvrier et sa famille vivent dans un minimum de confort et de dignité.

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Aujourd’hui, la ville n’est plus, avalée par la mine qui s’étend.  Les ouvriers sont remplacés par un essaim de machines, toutes plus surdimensionnées les unes que les autres. Quelques chiffres dans ce monde de géants: la mine à ciel ouvert mesure 4.7km de long sur 3km de large, profondeur de 1km. Les camions, dont les roues mesurent 4 mètres de diamètre et dont les pneus valent la bagatelle de 25 000 euros l’unité, transportent 400 tonnes de gravats à chaque voyage, et ce 24 heures sur 24…

De l’autre coté de la frontière, la Bolivie. La ville de Potosi, 4005 mètres d’altitude, s’est construite autour de l’extraction d’argent. Fortune facile pour un empire espagnol qui pilla un pays en massacrant des millions d’indiens et d’esclaves africains.

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L’enfer existe toujours. Au fond de ces boyaux étroits qui plongent dans la terre, les mineurs rampent, attaquent la roche à la barre à mine, poussent, cassés en deux, des chariots vétustes sur des rails qui n’en sont plus. L’atmosphère est suffocante, insoutenable: chaleur, poussière, altitude, un cocktail de forçat. Seuls la coca, l’alcool à 96° et le “Tío” (diable de la mine) les aident à tenir…  pour 100 euros par mois, des gamins rentrent dès 13 ans dans la mine et en ressortiront les pieds devants quelques courtes années plus tard.

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juil
03
2009

San Pedro de Atacama

Village bohème, escale obligée de tout tourdumondiste qui se respecte (et croyez moi il y en a beaucoup), San Pedro de Atacama a beaucoup à offrir. Une oasis de verdure perdue au milieu du désert, des ruelles de torchis gorgées de restaurants délicats, des églises fraîchement blanchies à la chaux.

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Chanceux, nous assistons à la fête annuelle donnée en l’honneur du Saint Patron. Comment catholicisme et croyances païennes peuvent aussi bien s’entremêler, mystère. Syncrétisme total ( selon le petit larousse, du grec sugkrêtismos, union des Crétois)  mais le cocktail est merveilleux, le prêtre rugit la messe en plein air accompagné des flûtes de pan, des danseurs en habit traditionnel et des fanfares entraînantes qui déambuleront, tambour battant pendant 24 heures.

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La nature alentour semble tout droit sortie d’une planète lointaine (que l’on observe si facilement au télescope dans un ciel réputé le plus clair du monde), océan de sable et de sel qui nous laisse perplexes. Plus loin on découvre aussi des geysers, extraordinaires dans la lumière du petit matin et -14°C. Je vous laisse méditer cette réflexion de notre guide:

“Los geysers son inestables, irregulares y caprichosos como las mujeres…”  mais comme l’eau, elles sont irremplaçables (bon d’accord la dernière partie est de ma plume et non de ce chilien machiste !!!!!!)

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juin
30
2009

Valle del Elqui

Echaudés, ou plutôt devrais-je dire refroidis, par les hivers suisses, nous abandonnons l’idée d’un voyage vers la Patagonie (pour le prochain été?) et piquons directement plein Nord.

Le piquer est relatif, le moyen le plus économique étant le bus. Le moindre trajet se compte en dizaine d’heures (prenez une carte et comparez notre petite France et le long Chili, vous comprendrez mieux). Une tentative de 8 heures en plein jour nous a vite découragés et nous préférons désormais ceux de nuit. Luxe et volupté au rendez-vous, arrivés tout frais au petit matin.

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La vallée d’Elqui est une oasis de verdure au coeur des montagnes arides (bon peut-être pas en hiver..), dont la ressource principale est un monument national, le Pisco. Nous visitons avec intérêt la distillerie, surtout la partie dégustation en écoutant des histoires de fantômes et d’extra-terrestres. Nous nous promenons au milieu de ces villages hors du temps, berceaux d’un autre Nobel de la poésie, Gabriela Mistral. Partout, l’accueil est familial, et nous logeons dans de petites hostales tenues par des femmes courageuses qui nous dorlotent beaucoup.

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juin
30
2009

Mosaïques

Santiago, la citadine moderne nous a offert sa grisaille et sa température hivernale.

Valparaiso, la bohème, ses couleurs et la poésie de Neruda.

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Mais la joie de vivre des chiliens est partout. Des concerts de Cueca traditionnelle démarrant à minuit, où dès les premières notes la jeunesse étudiante se déhanche à grands renforts de foulards et de bière; des fresques qui illuminent les ruelles les plus sordides; des cafés enfumés où le vin coule à flot, mêlant représentation du Christ et publicité pour le Coca Cola; des spectacles de marionnettes au milieu de la rue, émerveillant en musique les grands et les petits.

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Mosaïques du bonheur.

Ecrit par sandro in: Général | Tags :

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