Saveurs de Jungle
2 mois de frías andins nous ont donnés soif de chaleur: destination Rurrenabaque, Amazonie bolivienne!
Le vol est tout un voyage. Un petit coucou d’un autre age (un Fairchild pour les curieux) quitte La Paz a 4000 mètres d’altitude, chargé d’une petite vingtaine de passagers. Le pilote a bien pris soin de tracer sa feuille de route sur le comptoir d’enregistrement, vérifié l’état de la piste et après de très longues et interminables minutes, décolle enfin. Le survol presque en rase motte de la Cordière des Andes est inoubliable et le plongeon 40 min plus tard au milieu de la forêt, magique. Nous atterrissons sans un soubresaut sur une belle piste … de terre battue! Nous comprenons mieux pourquoi 3 fois par semaine, les vols sont annulés pour cause de conditions non optimales: un peu de pluie et vive la patinoire!
Nous avons cassé la tirelire du mariage pour nous offrir 3 jours de rêve dans un éco-lodge au milieu de la Jungle. Traitement soigné et raffiné donc. Pirogue et guide privés, arbuste à planter, repas façon “cuisine” et chocolats sur l’oreiller. Caché au milieu de la végétation bien dense, notre bungalow est immense, ni mur, ni fenêtre, mais d’immense moustiquaires qui nous font vivre au coeur de la forêt, bercés par les vrombissements des singes hurleurs et protégés de tout visiteur intempestif (non mon petit ami moustique, tu resteras dehors!) L’éco-lodge version Luxe, j’adore!
Nous passons nos journées à aiguiser nos sens, scrutant le moindre bruit, reniflant la moindre effluve, admirant la moindre trace (qui a parlé d’instinct chasseur?). Au final quelques beaux perroquets multicolores, des caïmans agressifs et des fourmis géantes, mais l’important n’est pas là. La Jungle est une atmosphère qui se vit sans a-priori.
Changement de décors pour les 3 jours dans la Pampa qui suivront. Le spectacle est permanent dans cet espace ouvert. Des centaines d’alligators tous plus impressionnants les uns que les autres, attendent la gueule ouverte, des oiseaux de paradis s’ébrouent à notre passage, les dauphins roses font la course, des capibaras impassibles nous lorgnent l’air ahuris (le plus gros rat du monde du monde, 50 cm au garrot), les piranhas se pêchent au médaillon de boeuf et les tortues se prélassent au soleil. Le plus terrifiants restant les anacondas gigantesques (5 kilos !!!) qui guettent, tapis dans les buissons le menu du soir…
La morale de cet histoire, s’il en faut une: Méfiez vous de l’eau qui dort, des herbes hautes et des forêts paisibles, vous n’y êtes jamais seul !
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