juil
25
2009
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Farniente en Bolivie

Quelques temps déjà que nous ne donnions plus de nouvelles, la flémingite aiguë du clavier nous ayant rattrapés. Le temps file sans que nous ne nous en rendions compte et nous vous présentons à tous, fidèles lecteurs, toutes nos plus plates excuses..

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Il faut dire à notre décharge que nous avons été plutôt studieux, nous avons tenté de remettre nos neurones en route en prenant des cours d’espagnol à Sucré la bien nommée. Douceur de vivre des patios blancs, salteñas merveilleuses (pour ceux qui n’ont jamais goûté ces délicieux chaussons à la viande), marchés colorés, un havre d’exception pour tenter de retrouver au fond de nos mémoires les finesses du castillan (petit coquin de subjonctif !).

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Une petite remise en forme physique s’imposait (ha ces pâtisseries à la confiture de lait…). nous avons suivi pendant 3 jours la trace des Incas. Un chemin pavé, large de 5 mètres qui serpentent au milieu des montagnes, le réel rejoint l’imaginaire… nous nous attendions presque à découvrir le Temple du Soleil au détour du chemin.

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Une trentaine d’heure de bus et nous voici à Lima. A nous la découverte du Pérou et en famille !!! Quel bonheur de se retrouver après ces quelques mois! Annie et Daniel arrivent frais comme des gardons après ces longues heures de vol, les valises chargées de surprises (le foie gras est toujours aussi bon de l’autre coté de la Terre!) c’est Noël avant l’heure.

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Ecrit par sandro in: Général | Tags :
juil
12
2009
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Salar de Uyuni

3 jours d’expédition touristique en 4*4, pour traverser une frontière et passer du Chili en Bolivie.

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Au menu, lagunas colorodas, piscines thermales, arbre de pierre (que l’on croirait tout droit sorti d’un tableau de Dali), hôtel de sel où même le lit et les tables sont en sel (non Daniel, il est interdit d’utiliser les parpaings dans la soupe), momies à l’air libre et au grand jour (Christophe, un petit paradis t’attend) et surtout le final en apothéose: le Salar de Uyuni. Etendue d’une blancheur immaculée, miracle d’une nature insoumise et en son centre, un véritable îlot de…. Cactus millénaires! Créativité; à vous de jouer!

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juil
08
2009
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Mines

Le Che est venu parait-il prendre des leçons sur l’organisation sociale exemplaire des mines de cuivre de Chuquimata au Chili. Ruche minière de 20 000 personnes, ce coron moderne abritait logements gratuits, écoles, hôpitaux ultra-modernes, cinéma et théâtres, librairies et débits de boisson. Paternalisme social, tout y était fait pour que l’ouvrier et sa famille vivent dans un minimum de confort et de dignité.

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Aujourd’hui, la ville n’est plus, avalée par la mine qui s’étend.  Les ouvriers sont remplacés par un essaim de machines, toutes plus surdimensionnées les unes que les autres. Quelques chiffres dans ce monde de géants: la mine à ciel ouvert mesure 4.7km de long sur 3km de large, profondeur de 1km. Les camions, dont les roues mesurent 4 mètres de diamètre et dont les pneus valent la bagatelle de 25 000 euros l’unité, transportent 400 tonnes de gravats à chaque voyage, et ce 24 heures sur 24…

De l’autre coté de la frontière, la Bolivie. La ville de Potosi, 4005 mètres d’altitude, s’est construite autour de l’extraction d’argent. Fortune facile pour un empire espagnol qui pilla un pays en massacrant des millions d’indiens et d’esclaves africains.

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L’enfer existe toujours. Au fond de ces boyaux étroits qui plongent dans la terre, les mineurs rampent, attaquent la roche à la barre à mine, poussent, cassés en deux, des chariots vétustes sur des rails qui n’en sont plus. L’atmosphère est suffocante, insoutenable: chaleur, poussière, altitude, un cocktail de forçat. Seuls la coca, l’alcool à 96° et le “Tío” (diable de la mine) les aident à tenir…  pour 100 euros par mois, des gamins rentrent dès 13 ans dans la mine et en ressortiront les pieds devants quelques courtes années plus tard.

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juil
03
2009
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San Pedro de Atacama

Village bohème, escale obligée de tout tourdumondiste qui se respecte (et croyez moi il y en a beaucoup), San Pedro de Atacama a beaucoup à offrir. Une oasis de verdure perdue au milieu du désert, des ruelles de torchis gorgées de restaurants délicats, des églises fraîchement blanchies à la chaux.

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Chanceux, nous assistons à la fête annuelle donnée en l’honneur du Saint Patron. Comment catholicisme et croyances païennes peuvent aussi bien s’entremêler, mystère. Syncrétisme total ( selon le petit larousse, du grec sugkrêtismos, union des Crétois)  mais le cocktail est merveilleux, le prêtre rugit la messe en plein air accompagné des flûtes de pan, des danseurs en habit traditionnel et des fanfares entraînantes qui déambuleront, tambour battant pendant 24 heures.

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La nature alentour semble tout droit sortie d’une planète lointaine (que l’on observe si facilement au télescope dans un ciel réputé le plus clair du monde), océan de sable et de sel qui nous laisse perplexes. Plus loin on découvre aussi des geysers, extraordinaires dans la lumière du petit matin et -14°C. Je vous laisse méditer cette réflexion de notre guide:

“Los geysers son inestables, irregulares y caprichosos como las mujeres…”  mais comme l’eau, elles sont irremplaçables (bon d’accord la dernière partie est de ma plume et non de ce chilien machiste !!!!!!)

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juin
30
2009
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Valle del Elqui

Echaudés, ou plutôt devrais-je dire refroidis, par les hivers suisses, nous abandonnons l’idée d’un voyage vers la Patagonie (pour le prochain été?) et piquons directement plein Nord.

Le piquer est relatif, le moyen le plus économique étant le bus. Le moindre trajet se compte en dizaine d’heures (prenez une carte et comparez notre petite France et le long Chili, vous comprendrez mieux). Une tentative de 8 heures en plein jour nous a vite découragés et nous préférons désormais ceux de nuit. Luxe et volupté au rendez-vous, arrivés tout frais au petit matin.

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La vallée d’Elqui est une oasis de verdure au coeur des montagnes arides (bon peut-être pas en hiver..), dont la ressource principale est un monument national, le Pisco. Nous visitons avec intérêt la distillerie, surtout la partie dégustation en écoutant des histoires de fantômes et d’extra-terrestres. Nous nous promenons au milieu de ces villages hors du temps, berceaux d’un autre Nobel de la poésie, Gabriela Mistral. Partout, l’accueil est familial, et nous logeons dans de petites hostales tenues par des femmes courageuses qui nous dorlotent beaucoup.

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